Bonjour Gilles ! Dis-nous, d’où viens-tu ?
Je suis un Parisien pur souche, qui a rapidement trahi ses racines en intégrant le lycée Bonaparte à Autun, en Bourgogne. J'ai ensuite poursuivi mes études supérieures à Lyon, où je suis resté sept ans, avant de revenir m'installer à Paris.
Quel était ton métier avant de devenir formateur à la QESTIT Academy ?
Je suis issu du cursus universitaire. Titulaire d’un master en mathématiques appliquées aux sciences sociales, j’ai commencé à travailler directement pour des cabinets de conseil, d’abord en tant que développeur. En effet,à la fin des années 90, une grande partie de ma génération a étéembauchée pourtravailler sur COBOLen raison du bug de l’an 2000. Nous avons donc rapidement étéformés à ces univers–comme, entre autres,l’environnement système IBM, par exemple.
Le test n’est pas un secteur très connu du grand public, comment êtes-vous devenu testeur ?
En fait, comme je n’ai travaillé que dans des cabinets de conseil, j’ai évolué au fil des missions. J’ai d’abord passé cinq ans en développement, avec trois ou quatre missions variées, pour finir par diriger une équipe de maintenance.
Puis, au bout de quelques années, je suis passé de l’autre côté. J’ai commencé à travailler sur les études, l’assistance à la gestion de projet, puis finalement les tests, en fonction des missions. J’ai pu m’occuper des études fonctionnelles chez Métro, des spécifications fonctionnelles chez CETELEM, de la recette de migration de produit chez DEMICERVE… Et j’ai fini par devenir chef de produit chez PSA Poissy ! Les missions m’ont donc lentement mais sûrement orienté vers les tests !
Pourquoi es-tu devenu testeur ?
On devient testeur pour le plaisir du travail bien fait et de la satisfaction des exigences. Il faut de la rigueur, le souci du détail… C’est un état d’esprit vraiment différent de celui d’un développeur, et c’est vraiment ce qui me convient.
Comment avez-vous rejoint QESTIT ?
J’ai rejoint QESTIT (anciennement ACIAL) le 25 avril 2012. Et oui, je me souviens des dates ! J’ai effectué deux ans de mission pour UMEO au sein d’une équipe de 6 à 9 personnes, puis…
… Et puis la QESTIT Academy ?
Tout à fait ! En 2014, j’avais déjà laissé entendre que j’aimerais beaucoup devenir formateur. Et c’est ainsi que, lorsque la QESTIT Academy (anciennement Université du Test) a été créée, j’ai eu la chance d’être sélectionné d’emblée ! Et aujourd’hui, j’ai la chance de former des testeurs dans le cadre de plus de six formations ISTQB, dont la dernière ISTQB® Advanced – Agile Technical Tester, mais aussi IREB, IQBBA, puis… Restez à l’écoute pour les nouveautés de 2024 !
Quel conseil donneriez-vous pour devenir un excellent testeur ?
Pour être un bon testeur, il faut connaître le secteur dans lequel on évolue tout en gardant un regard neuf sur les applications que l’on teste. Mais en règle générale, il faut connaître les outils, les technologies et les bonnes pratiques. Et pour cela, il n’y a pas trente-six mille solutions : l’expérience, l’observation et la formation.
Un conseil pour rester à la page dans le domaine du conseil ?
Eh bien, la formation continue est essentielle, c’est pourquoi la QESTIT Academy propose autant de formations. Mais il est également nécessaire de se tenir au courant des enjeux du secteur, par exemple en suivant l’actualité du CFTL (Comité français des tests logiciels) ou en se rendant à la JFTL (Journée française des tests logiciels).
Votre plus grande fierté en tant que formateur ?
Aider les personnes éloignées de l’emploi à réussir et à intégrer le marché du travail. Ces dernières années, nous avons collaboré avec Pôle Emploi dans le cadre du POEI, notamment avec l’APF, ce qui a débouché sur plusieurs embauches, et j’en suis fier.
Quel était le métier de vos rêves quand vous étiez jeune ?
Eh bien, curieusement, je voulais être professeur de maths. Ça ne s’est pas fait, mais la vie m’a bien traité puisque je suis formateur. C’est peut-être même mieux ainsi, car le public n’est pas du tout le même et je pense que je suis plus patient avec les adultes.