Le rapport « Global Cyber Resilience Report 2024 » publié par Cohesity fournit des informations clés sur l'état de la cyber-résilience au sein des organisations du monde entier. S'appuyant sur une enquête menée auprès de plus de 3 100 décideurs en informatique et en sécurité dans huit pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Allemagne, ce rapport met en évidence des écarts significatifs entre la perception qu'ont les organisations de leur capacité à répondre aux cybermenaces et leurs capacités réelles.
L'une des principales conclusions concerne la menace croissante que représentent les ransomwares. En 2024, 67 % des organisations ont déclaré avoir subi une attaque par ransomware, et bien que de nombreuses entreprises aient mis en place des politiques interdisant le paiement de rançons, 69 % des organisations touchées ont admis avoir cédé à cette exigence. Il est inquiétant de constater que 22 % de ces organisations ont versé plus de 3 millions de dollars pour récupérer leurs données et reprendre leurs activités, ce qui illustre l’énorme pression financière que ces attaques font peser sur les organisations.
Une autre question cruciale soulevée dans le rapport concerne le temps nécessaire pour se remettre d’une cyberattaque. Seules 2 % des organisations ont déclaré être en mesure de récupérer leurs données et de reprendre leurs activités dans les 24 heures suivant une attaque. En réalité, 16 % ont indiqué qu’il leur faudrait plus de trois semaines pour se remettre, ce qui souligne le besoin urgent d’une meilleure préparation et de solutions de reprise plus rapides.
Le rapport met également en évidence un décalage entre la confiance et la réalité en matière de cyber-résilience. Alors que 78 % des personnes interrogées se sont dites confiantes dans la stratégie de résilience de leur organisation, la lenteur des délais de reprise et le recours au paiement de rançons suggèrent un écart significatif entre les intentions stratégiques et les capacités réelles.
Pour aggraver encore la situation, de nombreuses organisations accusent toujours un retard dans la mise en œuvre de mesures de sécurité élémentaires. Près de la moitié des organisations interrogées (48 %) n’ont pas mis en place l’authentification multifactorielle (MFA), exposant ainsi leurs systèmes critiques à des attaques potentielles provenant de menaces externes et internes.
À l’échelle européenne, le rapport révèle que les organisations sont confrontées à des défis similaires. L’Allemagne et la France arrivant en tête avec environ 400 organisations interrogées chacune, il apparaît clairement que les organisations européennes ne sont pas à l’abri d’un paysage de cybermenaces en constante évolution. Elles sont également confrontées à des taux alarmants de ransomware, un nombre significatif d’entre elles choisissant de payer malgré des politiques strictes de non-paiement.
Les données montrent également que les organisations européennes, à l’instar de leurs homologues mondiales, surestiment souvent leur capacité à se remettre rapidement d’une cyberattaque. Beaucoup ne disposent pas non plus de mesures de cybersécurité essentielles telles que l’authentification multifactorielle (MFA), ce qui constitue une lacune flagrante dans leur approche de sécurité « Zero Trust » et expose leurs données sensibles à des risques.
La grande majorité des personnes interrogées (96 %) s'attend à ce que le paysage des cybermenaces devienne encore plus dangereux dans les années à venir. Cela suggère que les organisations doivent de toute urgence affiner leurs stratégies de cyber-résilience, améliorer leurs capacités de récupération des données et prendre des mesures plus proactives pour assurer la continuité de leurs activités face à l'intensification des cybermenaces.
En résumé, le rapport souligne l’importance de ne plus se reposer excessivement sur les stratégies de résilience et de prendre des mesures concrètes pour améliorer les délais de reprise, réduire le recours au paiement de rançons et mettre en œuvre des mesures de sécurité plus robustes. Les organisations doivent remédier à ces vulnérabilités pour survivre à l’environnement cyber de plus en plus hostile de 2024.
Vous pouvez consulter le rapport complet ici :Rapport mondial sur la cyber-résilience 2024 par Cohesity